05/04/2006
Pourquoi limiter les vitesses?
La limitation des vitesses à 30 km/heure en ville et 115 km/heure sur autoroute n'est pas du goût de certains automobilistes au motif qu'on ne peut pas leur imputer la totalité de la baisse du nombre des victimes de la route. Les facteurs de risque accidentogènes de la conduite sur autoroute et ceux de la conduite en ville sont très différents et n'amènent pas le même type de réponse.
S'il est indéniable qu'il faut continuer à lutter contre l'alcool au volant, la baisse de la vitesse reste un axe d'amélioration de la sécurité en ville et, ce n'est pas faire de "l'autophobie", que de vouloir rendre à chacun des usagers de la rue sa juste place, en toute sécurité pour chacun d'eux.
L'objectif de réduire la vitesse en ville est de limiter les risques mortels en diminuant la possibilité et les conséquences d'une collision grâce à une diminution de la distance de freinage. Il faut au minimum 28 mètres pour pour arrêter un véhicule qui roule à 50 km/heure, sur route sèche. Cette distance passe à 13 mètres pour une vitesse de 30 km/heure. Cette mesure protège l'ensemble des usagers mais en particulier les plus vulnérables comme les piétons et les vélocyclistes. A la différence des automobilistes, ces derniers n'ont en effet pas d'autres moyens de protection que leur corps.
En 2004, un rapport de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) sur la sécurité routière, montre que la limitation de la vitesse à 30km en ville réduit le nombre de victimes de 22%, avec un nombre de piétons tués baissant de 80 à 10%. C'est une mesure particulièrement adaptée dans les zones à flux importants et croisés comme à proximité des écoles, des zones piétonnes ou des sorties de métro.
La ville se partage : nous sommes alternativement automobiliste et piéton. Il est inutile d'opposer les uns aux autres et c'est plutôt le respect mutuel qu'il faut promouvoir.
Rappellons les deux premières règles d'or adoptées par la Suède, pays exemplaire en terme de sécurité routière :
- La vie est primordiale par rapport à la mobilité,
- La responsabilité de la sécurité routière repose sur l’ensemble des acteurs.
Anne Lecoq
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Commentaires
Ce matin en me rendant au marché, j'ai assisté à un échange entre une maman et son fils de 9 ans environ. Voyant qu'il n'y avait pas de voitures, la maman demande à son fils de traverser, celui-ci répond à sa maman que le petit bonhomme est au rouge et qu'il risque en transgressant de se faire écraser. Sa maman a traversé et lui a attendu "l'autorisation".J'y ai vu le travail d'un enseignant engagé.Je me suis dit que c'était tellement dommage que le message simple: traverser au bonhomme vert=ne pas se faire écraser soit faux!!! Pour que les règles soient respectées, il faut qu'elles soient éfficaces...
Ecrit par : claude Van Valenberg | 15/04/2006
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