20/01/2008

Le Permis Piéton à St Malo

1eb1c5b61da8492e23cf803ccc7ec679.jpgLa branche malouine d'Espace Piéton est toujours aussi perfomante et St Malo une cité toujours aussi impliquée dans la sécurité des piétons!
Pour la première année, la ville de Saint Malo a sollicité Espace Piéton pour participer à l’opération "Permis Piétons".
Celle-ci a touché les élèves des CE1, CE2, CM1 et CM2 soit un total de 800 élèves de la ville. Le message est clair "Faites attention même sur un passage piéton vous pouvez être accidentés". Tout en rappelant les chiffres de l’accidentologie des enfants piétons, le propos se veut interactif, par exemple un des policiers en uniforme va se mettre à hauteur des enfants puis se déployer pour bien leur montrer les limites liées à leur petite taille.

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A. Van Valenberg

02/12/2007

Déplacements en Région Urbaine

7fbc7ebe5186ac049f174136d70cd4b8.jpgUne enquête instruite par Rennes Métropole, le Conseil Général et la Région Bretagne et l'Etat nous renseigne sur les habitudes de déplacements au sein de 216 communes de la grande aire rennaise. Plusieurs enquêtes de ce type ont déjà été réalisées à Lyon et à Lille en 2006.
Comme à Lille et Lyon, Rennes note une diminution de la part automobile dans les modes de déplacements au profit des transports en commun. Les modes de transport doux représentent dans les trois villes un tiers des déplacements avec une petite préférence ( +2.2%) pour le vélo à Rennes par rapport à la marche ( -3%).
Plus d'informations sur notre site

25/08/2007

Piéton à Helsinki

f1363d755445376c39295fd9d75ccab5.jpgEspace Piéton publie sur son site un reportage effectué à Helsinki (Finlande). Ce reportage nous montre qu'une collaboration intelligente entre les différents usagers de la rue est possible. Plus que des règlements, ce sont les mentalités qui sont importantes.

Rendez vous sur Espace Piéton, dossier "Les Docs"

15/03/2007

Les passage piétons

medium_PR.jpg"Contrairement aux idées reçues, le passage piétons n’offre aucune protection ni garantie particulière aux usagers qui l’empruntent."
Cette phrase est extraite d'un document de la Prévention Routière d'avril 2007 qui réfute le terme "passage protégé" et indique travailler à un aménagement du code de la route pour rendre aux piétons une "véritable priorité". Notre association ne peut que soutenir cette démarche dans laquelle nous sommes engagés de manière très forte depuis notre création.

Dans la suite de ce même document on peut lire : "Il suffira de s’approcher du bord du trottoir, comme en Suisse, ou d’être déjà sur la chaussée pour être prioritaire”. On ne peut là s'empêcher d'être saisi d'un doute quant à la mise en pratique de cette belle conviction : qu'est-ce qui fera que tout à coup, un automobiliste laissera le passage à un piéton, alors qu'il ne le fait pas de façon habituelle ? Il est probable que la seule modification du code de la route soit insuffisante.
Il faut à notre avis que cela s'accompagne d'une padagogie régulièrement répétée auprès des usagers de la route, il faut renforcer la visibilité des passages pour piétons de même que les contrôles et les sanctions envers les contrevenants automobilistes ou piétons.

Notre associaition restera dans une écoute positive de toutes les solutions qui renforcereont la sécurité des usagers vulnérables.
Philippe Rault
Pdt Espace Piéton

Source : Newsletter de la Prévention Routière

27/11/2006

Nous sommes tous des usagers vulnérables !

Les conditions physiologies et pathologiques nous rendent vulnérables,
- en rapport avec l'âge : enfants et personnes âgées,
- en rapport avec une pathologie : toute personne qui présente un déficit sensoriel et/ou moteur permanent ou définitif,
car l'âge modifie la perception du danger et/ou le temps de réaction face à une situation prévue ou non.

Les conditions extérieures peuvent rendre tout usager vulnérable,
- en rapport avec la configuration des lieux : travaux, infrastructures inadaptées,
- en rapport avec des conditions météorologiques : la nuit, la pluie, le froid, le gel,
car ces conditions particulières gênent la visibilité et rendent les conditions de circulation difficiles.

Les comportements individuels altèrent nos réflexes,
- prise de toxiques : alcool, stupéfiants, sédatifs,
- transgresser les règles du code de la route,
- téléphoner en se déplaçant,
car ces comportements allongent le temps de réponse ou en altèrent la pertinence.

Pour toutes ces raisons (et peut-être d'autres), restons attentifs, car chacun d'entre nous a été, est ou sera un usager vulnérable.
Philippe Rault
Pdt Espace Piéton

25/11/2006

Citoyenneté routière

La voie publique doit être partagée et chaque usager doit faire preuve de respect à l'égard des autres usagers. Il convient cependant de garder en mémoire que certains d'entre eux sont vulnérables et particulièrement les piétons et cyclistes. Ils doivent prendre conscience de leur vulnérabilité, adapter leur comportement en conséquence. Pour améliorer leur sécurité, il est possible d'agir à plusieurs niveaux.
Sensibiliser et éduquer les enfants est un objectif incontournable mais cela doit s'accompagner de la prise de conscience par les adultes que la diminution du nombre des voitures en circulation participe à augmenter la sentiment de sécurité en particulier aux abords des écoles. Dans ce cas précis, le développement de pédibus est une alternative intéressante.
Améliorer les infrastructures pour favoriser les déplacements à pied ou en vélo par la création et l'individualisation de zones de cheminement spécifiques et protégées. Cela passe par la création de trottoirs larges et libres d'obstacles, de bandes ou pistes cyclables, la modification de la temporisation des feux, les zones 30, les zones de rencontre, les trottoirs traversants...
Contrôler et sanctionner s'il y a lieu les comportements dangereux qu'il soit le fait d'un automobiliste, d'un cycliste ou d'un piéton car si les usagers vulnérables veulent être respectés, ils doivent respecter les règles. Dans plusieurs pays étrangers, il est inconcevable qu'un piéton traverse lorsque le pictogramme piéton est rouge tout comme il est inconcevable qu'un voiture ne cède pas le passage à un piéton qui attend pour traverser.

Il faut partager la route et attirer l'attention de tous que le respect mutuel entre usagers permettrait d'améliorer la convivialité et la sécurité lors de nos déplacements.

Philippe Rault
Pdt Espace Piéton

11/10/2006

Le gouvernement veut réduire les accidents en ville

La mortalité dans les accidents en ville a augmenté de 7,3% en 2005 par rapport à 2004, a relevé M. Perben. Ce sont les usagers vulnérables qui sont les principales victimes : + 8% de piétons tués et + 3,8% de cyclomotoristes.
Le gouvernement veut donc réduire les accidents en ville, qui ont causé 1.739 morts en 2005, avec une campagne pour le respect de la limitation de vitesse à 50 km/h et une semaine sur la sécurité routière en agglomération du 16 au 23 octobre.

Espace Piéton se réjouit de ces initiatives qui vont dans le bon sens : en réduisant la vitesse, non seulement les distances d'arrêt sont réduites mais cela permet probablement au conducteur d'ête plus attentif à son environnement et donc aux piétons et cyclistes présents.
Mais ceci ne suffit pas, il convient d'améliorer les infrastructures qui sont inadaptées :
- au niveau des carrefours à feux lors des manoeuvres de tourner à droite et à gauche,
- au niveau des passages pour piétons dont il faut améliorer la signalisation car c'est bien souvent le piéton lui-même qui indique la présence du passage.

Un mouvement vers plus de sécurité pour les usagers fragiles de la route s'amorce, il est bien timide.
Notre association attend plus.

Philippe Rault
Pdt Espace Piéton

08/10/2006

Passage pour piétons

medium_passpieton.jpgLa dénomination "passsage protégé" devrait disparaître de la terminologie routière.
En effet les bandes blanches dessinées sur nos chaussées ne protègent absolument pas le piéton qui s'y engage à ses risques et périls. Par contre ces bandes blanches peuvent être à l'origine de très jolies photos. Le piéton ne doit son salut qu'à ses capcités sensorielles et physiques d'une part et au bon vouloir des automobilistes.
Le piéton doit avoir une excellente vue y compris pour voir dans son dos, une excellente audition et des réflexes optimum pour presser le pas après qu'il ait attendu patiemment qu'un automobiliste daigne lui octroyer le passage. Si le piéton est un enfant, une personne agée ou s'il est atteint d'un handicap sensoriel ou physique, la traversée du passage protégé, pardon du passage pour piéton, s'avère d'une difficulté colossale.
C'est peut-être pour cela qu'en Irlande, il n'y a (presque) pas de passage pour piéton, chacun étant libre de traverser où bon lui semble et surtout là où il n'y a pas de véhicule.

Philippe Rault

05/04/2006

Pourquoi limiter les vitesses?

La limitation des vitesses à 30 km/heure en ville et 115 km/heure sur autoroute n'est pas du goût de certains automobilistes au motif qu'on ne peut pas leur imputer la totalité de la baisse du nombre des victimes de la route. Les facteurs de risque accidentogènes de la conduite sur autoroute et ceux de la conduite en ville sont très différents et n'amènent pas le même type de réponse.
S'il est indéniable qu'il faut continuer à lutter contre l'alcool au volant, la baisse de la vitesse reste un axe d'amélioration de la sécurité en ville et, ce n'est pas faire de "l'autophobie", que de vouloir rendre à chacun des usagers de la rue sa juste place, en toute sécurité pour chacun d'eux.
L'objectif de réduire la vitesse en ville est de limiter les risques mortels en diminuant la possibilité et les conséquences d'une collision grâce à une diminution de la distance de freinage. Il faut au minimum 28 mètres pour pour arrêter un véhicule qui roule à 50 km/heure, sur route sèche. Cette distance passe à 13 mètres pour une vitesse de 30 km/heure. Cette mesure protège l'ensemble des usagers mais en particulier les plus vulnérables comme les piétons et les vélocyclistes. A la différence des automobilistes, ces derniers n'ont en effet pas d'autres moyens de protection que leur corps.
En 2004, un rapport de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) sur la sécurité routière, montre que la limitation de la vitesse à 30km en ville réduit le nombre de victimes de 22%, avec un nombre de piétons tués baissant de 80 à 10%. C'est une mesure particulièrement adaptée dans les zones à flux importants et croisés comme à proximité des écoles, des zones piétonnes ou des sorties de métro.
La ville se partage : nous sommes alternativement automobiliste et piéton. Il est inutile d'opposer les uns aux autres et c'est plutôt le respect mutuel qu'il faut promouvoir.
Rappellons les deux premières règles d'or adoptées par la Suède, pays exemplaire en terme de sécurité routière :
- La vie est primordiale par rapport à la mobilité,
- La responsabilité de la sécurité routière repose sur l’ensemble des acteurs.

Anne Lecoq

13/02/2006

Vitesse en ville

Ce matin, confortablement installé dans le bus qui m'emenait vers le lieu de mon travail, je vois surgir un véhicule qui double le bus qui roulait déjà sûrement à 40-50 km/h. Nous nous trouvions alors dans les abords immédiats d'une école. Le bus a stoppé à son arrêt suivant et a eu le temps de rejoindre l'automobile qui venait de nous dépasser et qui attendait au feu rouge suivant.
De tels comportements sont irresponsables, dangereux et inadmissibles, de tels conducteurs sont des assassins en puissance. Soit ce conducteur est inconscient et il faut lui retirer son permis, soit il est sain d'esprit et il faut aussi le lui retirer et lui demander de reprendre des leçons de conduite et de civisme.

Alors que les statistiques récentes montrent une augmentation de 15% du nombre de piétons tués et de 17% du nombre des cyclistes tués, il me semble parfois que la seule solution est la répression.
Et pourtant, notre asssociation croit en l'éducation de tous et surtout à l'éducation des piétons qui devraient se considérer comme en danger lorsqu'ils traversent une rue.

Ph Rault